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05/12/2005

Cantos label

Cantos label
Physical CD releases are selective (twenty albums/year) and designed to sustain either digital sales when Cantos has the full digital and physical rights and/or publishing when Cantos has the publishing rights to unreleased material. An example is the collection of single artist compilations, Classic Titles.

05/12/2005

Ouverture du Site Cantos

L'équipe du label Cantos a le plaisir de vous accueillir dans son tout nouvel espace web.
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Kékélé 'Kinavana'



Kékélé 'Kinavana'
Tracklisting

1. Mace - Ecouter extrait
2. Tokobaka Mikuwa - Ecouter extrait
3. Tapale - Ecouter extrait
4. Ponton la belle - Ecouter extrait
5. Ba Kristo - Ecouter extrait
6. Fungola Motema - Ecouter extrait
7. Yo odeconer - Ecouter extrait
8. Yoka biso - Ecouter extrait
9. Oh Miguel - Ecouter extrait
10. Tubela - Ecouter extrait
11. Chérie Sandra - Ecouter extrait
12. Conséquence - Ecouter extrait

Kékélé 'Kinavana'
Chaque continent a sa rumba. A Cuba, le mot désigne un genre créé par les descendants d’esclaves, dansé, chanté en chœur et accompagné par des percussions. Aux Etats-Unis, «rhumba», avec un h (allez savoir pourquoi) est l’étiquette collée à toutes les musiques cubaines dès les années 20, à la suite du succès de El Manisero, la chanson de Moisés Símons. En Espagne, la rumba est une branche mineure du flamenco, influencée par les rythmes afrocubains et méprisée par les puristes. Et il existe une autre rumba, née sur les deux rives du fleuve Congo, fille de la passion des Africains pour les musiques venues des Caraïbes. Bien avant le rock’n roll, la musique cubaine a conquis la planète grâce aux moyens de diffusion de masse, la radio et le disque. Quand le son, la guajira, le boléro ou le guaguanco sont arrivés en Afrique, les Africains leur ont trouvé un air de famille, les ont adoptées puis, très vite, s’en sont inspiré.

La première rumba congolaise à devenir célèbre est Marie-Louise de Wendo Kolosoy en 1952. Joseph Kabasele, alias Grand Kallé, fonde à la même époque son groupe African Jazz, avec à la guitare le fabuleux Dr Nico et au chant Tabu Ley Rochereau. Franco, guitariste lui aussi, ne tardera par mettre sur pied son OK Jazz (en 1956) avec le chanteur-vedette Vicky Longomba. L’émulation, voire la rivalité, entre l’African Jazz et l’OK Jazz va marquer pendant plus de vingt ans la vie musicale de l’ancien Congo belge, traversant la fin de la période coloniale et le début de l’indépendance. Evénement que le groupe de Kabasele célèbre en 1960 avec Indépendance Cha Cha, qui fera danser tout le continent. Au delà de ces deux groupes, des centaines de formations de rumba se disputent les faveurs du public, certaines affirmant dès leur nom leur attirance pour les sons latinos : Rock-a-Mambo, Conga Jazz, Vox Africa, African Fiesta… La rumba est chantée essentiellement en lingala mais les reprises de morceaux cubains ne sont pas rares, chantées dans un espagnol restitué phonétiquement : ainsi les Bantous de la Capitale enregistrent El Manisero ou Mayeya, le OK Jazz, Cuento Na’Ma’ et Dr Nico, Sazonando, ces deux derniers titres étant tirés du répertoire du trompettiste Chapottín. De ce chaudron bouillonnant jaillissent des figures de la taille de Tabu Ley Rochereau, Sam Mangwana, Papa Wemba ou Mbilia Bel.

Début des années 2000 à Paris. Cet âge d’or de la rumba a rejoint l’étagère des souvenirs. La musique a évolué, tout s’est accéléré, au même rythme que l’histoire ou les moyens de transport. La rumba a cédé la place au soukouss, dont la formule, a force d’être répétée, a fini par tourner en rond. Les musiciens n’ont pourtant pas oublié la rumba d’avant, qui prenait son temps, qui aimait la virtuosité sans sombrer dans la surenchère.
Kekele naît de l’envie de quelques musiciens de faire revire la musique qu’ils ont jouée, pour la plupart, à leur débuts, et du pari d’un producteur, Ibrahima Sylla, qui leur donne carte blanche. Sylla n’en est pas à son premier coup d’audace : il a misé sur la salsa africaine en 1992, avec Africando, quand personne n’y croyait.

Le succès des deux premiers CD de Kekele, Rumba Congo en 2001 et Congo Life en 2003, ne doit pourtant pas grand chose à la nostalgie. Pour le public occidental comme pour les jeunes Africains, cette musique est nouvelle. Et les membres du groupe ont tenu à composer de nouveaux morceaux, afin de recréer l’esprit de la rumba, et non imiter ce qu’elle était il y a quarante ou cinquante ans. Ce qui n’empêche pas les hommages respectueux : le medley de Grand Kallé sur Rumba Congo, puis celui d’OK Jazz sur Congo Life, en témoignent.

Pour son troisième album, Kekele a choisi une nouvelle direction : la recherche des racines de la rumba, à travers le répertoire d’un des musiciens qui a le plus influencé la musique des deux Congo : Guillermo Portabales. Son immense popularité auprès des amateurs africains étonne toujours les Cubains, qui ne le tiennent pas pour un créateur majeur. A tort, et sans doute parce que sa carrière s’est déroulée en grande partie loin de son île natale, au Venezuela, en Colombie puis à Porto Rico. Pourtant, Portabales a imposé sa personnalité en créant un style, la «guajira de salón». C’est lui qui a fait de la guajira (chanson paysanne) un genre raffiné, élégant et plein de délicatesse. Il a aussi préféré la guitare au tres ou au laúd, deux instruments à cordes plus rudimentaires, habituels dans les musiques campagnardes de Cuba. Mais Portabales a aussi été un interprète remarquable du son et du boléro, et le compositeur d’une des chansons cubaines les plus célèbres : El Carretero (le charretier). Né en 1911 dans la province de Las Villas, il est mort prématurément, en 1970 à Isla Verde, un faubourg de San Juan (Porto Rico), renversé par une voiture.

Chacun des cinq membres de Kekele a choisi dans le répertoire de Guillermo Portabales les thèmes qui lui convenaient le mieux. Les voix ont été enregistrées dans un studio parisien, avec aux guitares, Syran Mbenza et un invité spécial : Papa Noel Nedule, ancien des Bantous de la Capitale. Deuxième étape : New York, où les attend Nelson Hernández, producteur d’origine vénézuélienne qui a travaillé avec Celia Cruz, Oscar D’León, Africando et beaucoup d’autres. Il ajoute les rythmiques, les percussions, la flûte, les arrangements de cordes. Quelques invités de prestige se joignent à la danse : Madilu System, lui aussi ancien chanteur de l’OK Jazz (il a interprété Mario, un énorme tube du groupe de Franco), et Mbilia Bel, une des plus grandes voix d’Afrique. Elle participe à Ba Kristo, l’adaptation du fameux Carretero dont le texte en lingala, création collective de Kekele, est une réponse à la campagne menée dans une grande partie de l’Afrique par les églises évangélistes, qui jettent l’anathème sur toute musique autre que religieuse. Pour parachever le tableau, Manu Dibango arrive avec son saxophone et se replonge dans l’époque où il jouait avec l’African Jazz : il intervient sur cinq chansons. Ne reste plus qu’à trouver un titre : ce sera Kinavana, un mot inventé qui réunit Kinshasa et La Havane.

Les spécialistes du flamenco classent la rumba dans la catégorie des chants «de ida y vuelta» : d’aller et retour, car ils ont évolué au gré de voyages et d’échanges de part et d’autre de l’Atlantique. Les rumbas de Kekele, celles de ce disque en particulier, correspondent parfaitement à cette définition. En lingala, aller et retour se dit : « kokende kozonga ».

François-Xavier GOMEZ
Journaliste, auteur de «Les Musiques cubaines» (Librio Flammarion, 1999)



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Cantos is a new leading World Music label

The label mission is to release every year a few selected artist albums, either new or unreleased, and compilations of single or multi artists, with an absolute commitment to very high quality, original and specific offering.
2005 releases include Thione Seck, "Orientissime", Salif Keita & Kante Manfila, "The Lost Album", Kekele, " xxx", and compilations "Africa Mother of The Blues", "From Dakar To Cuba Swinging To The Rumba", " Once upon a Time Bollywood".
The album "Orientissime" from Thione seck, relased in June 2005, has been for six consecutive weeks ranked #2 in the "World Music album chart" managed by fifteen european radios including the BBC.
The first Cantos'compilation, African Rumba, received the famous ffff of the french leading cultural magazine Telerama.
After one year, Cantos has been ranked 15th World Music label in a worldwide ranking of 350 labels, ahead of major established labels such as Universal Jazz, Stern's or Sony.
Cantos initially focused on African Music, notably thanks to its partnership with Ibrahima Sylla, the leading African producer (Youssou N'Dour, Salif Keita, Ismaël Lô, etc), and is currently broadening its catalogue to Asia (India), Maghreb, Caribean and Latin America.
Good listening !

Cantos, le nouveau label World Music de référence a le plaisir de vous présenter ses nouvelles sorties.

Cantos est un label distribué par Pias dont l'objectif est de sortir un nombre limité d'albums inédits et de grande qualité, à la fois albums d’artistes et compilations mono ou multi artistes : Thione Seck, Salif Keita, Kekélé, Le blues est né en Afrique, De Dakar à Cuba on danse la Rumba, etc.
Après un an d'existence, Cantos a été classé 15ème label World music dans un classement mondial de 350 labels réalisé par BBC World.
Le premier album d’artiste de Cantos, "Orientissime" de l'artiste Thione Seck, a été pendant quatre semaines consécutives classé 2ème meilleur album World sur le classement établi par la BBC et quinze autres radios spécialisées en Europe ("World Music Charts").
La première compilation de Cantos, Rumba Africaine, a reçu le prestigieux ffff Télérama.
Cantos se concentre principalement sur la musique africaine, notamment grâce à son partenariat avec Ibrahim Sylla, le plus grand producteur africain actuel (Youssou N’Dour, Salif Keita, Ismaël Lô, etc).
Par la suite, Cantos élargira son répertoire, à l'Asie (Inde), au Maghreb, aux Caraïbes et à l'Amérique latine